À l’écoute de Matthieu Converset

Un coureur qui ne manque pas de style

  • mardi 21 mars 2017

À bientôt trente ans, il ne laisse rien au hasard. Méticuleux et pointilleux, voici une recette avec des ingrédients de choix et de qualité, confectionné avec celui qui porte les couleurs de l’AVC Aix depuis plusieurs années : Matthieu Converset.

  • Salut Matthieu, nous sommes ravies de partager ce petit Plat avec toi ! Pour débuter, parlons actualité. Dimanche 19 mars, tu étais échappé lors de la classique Châtillon-Dijon. Peux-tu nous raconter ta course vue de l’intérieur ?

Salut à tous, Oui une belle partie de manivelle lors de Châtillon-Dijon. Ce n’était pas spécialement prévu de prendre une échappée au long cours, mais l’occasion s’est présentée et finalement c’était une belle journée. J’ai pris beaucoup de plaisir, je connais bien cette course et depuis quelque temps les équipes amateur courent plus en mode professionnel en calculant, donc plus souvent propice au sprint. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de vent, la course aurait été différente et plus physique. Il y aura d’autres occasions.

  • On en déduit que les jambes sont bonnes ?

Les jambes étaient bonne oui. Je commence à trouver la forme, le temps s’améliore aussi en Franche-Comté et ça joue sur la balance aussi. Même si je n’ai pas peur (ou plus peur plutôt !) de la pluie à l’entraînement, le travail effectué et la récupération n’est pas la même. Les objectifs arrivent gentiment.

  • Justement, quels sont tes objectifs et ceux de l’AVC Aix en ce début de printemps ? À plus long terme ?

Comme toutes les DN1 je pense, les premières Coupe De France sont importantes pour l’AVC Aix. Même si j’ai connu des clubs où la pression était plus importante. Je ne ferai pas les deux premières manches, qui ne me correspondent pas réellement. Il y a aussi les premières courses à étapes comme pour ma part le Tour du Loir-et-Cher sur lequel je compte vraiment pour débloquer le moteur.

L’objectif du club sera de peser sur les courses et en gagner des belles avec un gros collectif solide cette saison, avec des coureurs capables de gagner sur tous les terrains. Comme julien Trarieux, Grégoire Tarride, Yoann Barbas, pour en citer quelques uns. J’oubliais aussi le petit nouveau aussi, qui peut bien faire prendre la mayonnaise dans le groupe : Thomas Vaubourseix. C’est une Superbe nouvelle ! sa venue à nos côtés correspond bien à notre façon de courir, « à l’aixoise ». Tenter des trucs de dingue et bouleverser les plans. Pour ma part, mes objectifs les plus importants seront fin juin et début juillet, mais l’équipe pourra compter sur moi tout au long de la saison, c’est mon rôle au sein de l’équipe.

  • On a remarqué récemment que tu as fait personnaliser ton casque de belle manière. D’où t’es venue cette idée ?

Oui, grâce à Steve Chainel et le CrossteambyG4, j’ai rencontré Jérôme (Jex Peinture) qui fait du super boulot. J’aime bien le côté fun, sortir du basique, bouleverser les codes. La mode est de partout, pourquoi pas dans le cyclisme.

  • Est-ce également une manière de se distinguer au milieu du peloton ? De montrer que les cyclistes sont attentifs à leur apparence ?

Je ne dirais pas que c’est une manière de se distinguer des autres, mais l’apparence a toujours été quelque chose qui m’a plu dans le cyclisme. C’est sympa des mecs comme Cipollini, Vandenbrouck, Moreau, Wiggo, c’était la classe. Et l’un de mes meilleurs amis est assez branché design et à fait un peu de vélo à haut niveau.

  • Restons dans la rubrique mode pour évoquer G4 Dimension, une marque de vêtements de vélo haut de gamme élaborée par Geoffroy Lequatre dont tu es l’ambassadeur. Quels sont tes rôles pour l’enseigne ? Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?

Oui J’ai rencontré Geoffroy en 2007, dans la période où il customisait tout ! J’aimais déjà ce petit côté à ne rien laisser au hasard sur son style avant de le connaître. On est devenu de supers amis sur le vélo et à côté.

J’ai commencé l’histoire avec G4 en envoyant les commandes lorsqu’ils étaient absents avec sa femme Petra. J’ai toujours été au contact de Geo lors de ses créations, pour choisir, donner mon avis sur les design, tester les produits. C’est vraiment top de pouvoir profiter de produits et d’accessoires de luxe. Car G4 Dimension est bien une marque de luxe et ce n’est pas un pari simple que s’est lancé Geoffroy de s’imposer au milieu des grands du marché. Mais c’est pas un caleur ! On commence a croisé du G4 un peu de partout et cela fait Chaud au cœur pour Geo et Petra.

  • Au delà du vélo et de tes missions, il y a aussi la vie quotidienne et familiale. Comment parviens-tu à jongler avec le tout afin de trouver le bon équilibre ?

C’est vrai que cela fait pas mal de choses à gérer, en plus de la vie de famille. Mais pour avoir travaillé deux ans dans le bâtiment, lorsque j’ai arrêté le vélo ; si je compare, le cyclisme c’est la belle vie. Je ne vais pas dire que c’est plus facile loin de là, mais beaucoup plus agréable et je peux organiser mon emploi du temps comme je veux.

J’ai la chance d’avoir une femme en or, qui gère tout par rapport à mon emploi du temps, la maison, les enfants, ma nutrition, mon entraînement. Elle me permet même de vivre ma passion l’hiver, où j’ai le rôle de directeur sportif avec le CrossteambyG4, qui est un projet magnifique lancé par Steve et Lucie Chainel puis une bande d’amis passionnés autour d’eux, où chacun donne du sien pour y arriver. Cela me tiens vraiment aussi à cœur!

C’est un rythme à prendre comme pour chaque personne qui veux avancer et créer sa vie. Il faut vivre à 200% ! J’aime ça. Voici Une petite citation qui peut me correspondre et qui me fait avancer : « Je ne regrette rien dans ma vie, à part ce que je n’ai pas fait. » (Coco Chanel).

  • Dirigeons-nous maintenant vers la cuisine. Quelles sont tes habitudes alimentaires lors d’une journée d’entraînement intensif ? En course ? Puis au repos ?

Alors là on aborde un gros sujet en ce qui me concerne ! Pour moi, la performance tourne autour de l’alimentation. Écouter son corps est la base. Je peux partir faire six heures de vélo certains jours, en ayant juste bu un thé ou une cuillère d’huile d’olive avant de partir afin de nettoyer mon organisme et manger que des crudités en rentrant jusqu’au lendemain. Je passe aussi souvent par des journées de jeun ou fruits de saison car le biorythme de la nature est aussi celui de l’homme, il ne faut pas l’oublier. Bien sûr il faut apporter de l’énergie au corps certaines fois. Mais pour ma part, le plus gros apport d’énergie doit se faire sur le vélo.

Un jour de compétition, je prends un déjeuner normal : café, tartine avec du pain au levain maison fait pas ma femme, mais je ne pense pas : déjeuner = réserve pour la course. J’apporte l’énergie en temps voulu donc sur le vélo. J’aime vraiment écouter mon corps et mon biorythme. Je passe quelque fois pour un fou avec les gens qui m’entourent ! Mais je mange très peut de féculant ; la semaine tourne autour de viande blanche et légumes du jardin quand c’est la saison bien sûr. Niels Brouzes (qui me conseille sur l’entraînement) m’apporte beaucoup depuis six ans et mes plans d’entraînement tournent autour de la nutrition. Le but étant de travailler sur les lipides qui sont quasi illimité dans le corps et non sur les glucide, où l’on a peu de réserve.

Et pour finir bien sûr les journées de repos sont faites pour se reposer, donc je mange très light, car manger fatigue. Mais j’avoue que j’adore passer des soirées autour d’un bon plat mijoté avec amour et une bonne bouteille de vin avec la famille ou des amis ! Il faut le faire au bon moment c’est tout.

  • Enfin, parlons un peu mécanique. Peux-tu nous présenter ton vélo sur lequel tu roules cette saison ? Quelles sensations te procure-t-il ?

Question matériel, je suis sur du cinq étoiles ! Je roule sur un Canyon Aeroad SLX, un vrai bijoux ! Un des meilleurs vélo du peloton, voir le meilleur à mon avis, associé à des roues Corima S+. Ça envoie du lourd ! Difficile de faire mieux. J’ai Vraiment de superbes sensations sur cette machine, quand les jambes sont là c’est juste magique. La sensation de faire qu’un avec son vélo. Je remercie d’ailleurs Canyon et Corima qui sont nos partenaires à l’AVC Aix. J’adore le bon matériel vélo ou vêtements. Comme certains sont fans de voiture, moi c’est le vélo. Je le chouchoute assez souvent ! Mais bon il faut quand même les jambes, même avec la crème du matos.

  • Quels braquets utilises-tu le plus souvent ?

Bonne question qui me fait penser à remercier aussi Jean louis Talos qui a inventé les plateaux O’symetric, avec lesquels je roule depuis 2008. Les essayer s’est les adopter comme les vêtements G4 d’ailleurs ! Je suis souvent sur le 54, je l’avoue. Je ne suis pas un modèle de vélocité, plutôt de la vieille école ! Cela correspond à ma fibre musculaire.

  • Les freins à disque font polémique chez les pros. Qu’en est-t-il chez les amateurs de haut niveau ? As-tu déjà testé ce système de freinage ?

Question frein à disque, c’est vrai qu’il y a polémique. Je pense que c’est plus du business qu’autre chose sur la route. C’est vrai que le freinage est très agréable pour avoir roulé avec le vélo De steve Chainel lors de week-end de cyclo-cross cet hiver. Ils sont indispensables en VTT et en cyclo-cross mais sur route, je ne pense pas. Et esthétiquement c’est pas top !

  • Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Je tiens à remercier tous mes partenaires personnel ; encore une fois Geoffroy et Petra pour les accessoires G4, Jean-Louis Talo pour les plateaux O’symetric. Et bien sûr tous les membres de l’AVC Aix et leurs partenaires qui nous permettent d’être dans de superbes conditions.

  • Un grand merci à toi d’avoir partagé ce mets avec nous. On te souhaite à toi, à ton équipe ainsi qu’à G4 Dimension beaucoup de réussite !

Merci à vous et bonne continuation à vous. Bravo pour ce que vous faites !

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.