
Crédit : compte Facebook de l’équipe Sojasun Espoir ACNC
Après avoir remporté le Souvenir Louison Bobet en première partie de saison, nous continuons à suivre au fil des courses, des kilomètres et des à côtés le coureur qui porte les couleurs de Sojasun Espoir-ACNC.
Comment se déroule cette fin de printemps ? Réponse dans ce troisième épisode de la série de Maël Guégan.
- Bonjour Maël ! Tout d’abord, comment vas-tu ? La forme est-t-elle au rendez-vous ?
Tout va bien pour moi ! La forme est en train de revenir progressivement, après une période d’examens compliquée avec des semaines très chargées.
- Peux-tu nous faire un petit résumé de tes semaines précédentes ?
En mai, j’ai jonglé entre courses et partiels ; ça n’a pas toujours été facile ! Après l’Essor Breton, je n’ai pas couru pour préparer et passer mes partiels. Ensuite, j’étais en stage en Belgique avant Paris-Roubaix. Après Roubaix, j’ai participé au championnat de Bretagne sur un circuit qui me convenait plutôt bien et avec des conditions météo dignes d’un championnat de Bretagne ! J’avais retrouvé une bonne petite forme, et je termine 8ème et 2ème du championnat de Bretagne Espoirs.
Pour les partiels, je viens tout juste d’avoir mes résultats, ils sont plutôt bons. Ouf ! Le plus dur est passé, je vais pouvoir me consacrer au vélo pour l’été.
- Lors de notre précédent mets, tu nous parlais de Paris-Roubaix Espoirs, une course que tu adores et que tu attendais avec impatience. Hélas tu n’as pas rallier le vélodrome. Que s’est-t-il passé ?
Malheureusement, j’ai chuté lourdement la semaine d’avant Paris-Roubaix… On a eu très peur pour la clavicule mais finalement ce n’était pas cassé ! J’ai tout de même observé trois jours sans vélo avant de pouvoir reprendre l’entraînement. Le lundi d’avant Roubaix, je n’étais pas encore sûr de pouvoir prendre le départ. Je suis tout de même allé en stage toute la semaine avec l’équipe et j’ai pris le départ, mais pas à 100%… et ça pardonne pas pour Paris-Roubaix !
Le peloton a explosé juste avant le ravito et je me suis retrouvé assez loin avec Nicolas Malle. On a fait un long chemin tous les deux mais on était à bout, sous une forte chaleur ! Le staff nous attendait aux alentours du kilomètre 150, on s’est alors arrêté.
Je reviendrai l’année prochaine avec d’autres ambitions !
– Pour retrouver le montage vidéo réalisé par Maël Guégan lors de Paris-Roubaix Espoir, rendez-vous sur sa page Facebook. –
- Désormais, place à la deuxième partie de la saison 2018. Comment vas-tu l’aborder ?
Je vais tout d’abord effectuer une bonne préparation, refaire les bases, du foncier. Les dernières semaines à la fac n’ont vraiment pas été simples et je n’ai pas beaucoup d’heures de selle ces dernières semaines. En tout cas, je suis maintenant libéré et super motivé pour les prochaines échéances !
- Quel sera ton programme et celui des Sojasun ?
Je serai au départ de la Sportbreizh ce week-end, en coupe de France DN1. Ensuite, ce sera soit le championnat de France élite soit la Manche océan, une course que j’avais vraiment apprécié l’an passé. Pour le reste, nous allons faire le point avec mon entraîneur et l’équipe mais j’ai quelques courses en tête, comme la coupe de France à Montmorillon, l’Estivale bretonne ou encore Le Pertre.
- Après avoir mis à l’honneur le travail des directeurs sportifs et des soigneurs, parlons un peu des mécaniciens. Tu nous présentes ceux de ton équipe et les vélos que vous utilisez ?
Depuis cette année, c’est Gaëtan (Thomas) le mécano de l’équipe. Il y a également d’autres mécanos qui viennent quand il y a plusieurs fronts. Pour les vélos, nous roulons sur les Cannondale Supersix Evo, haut module. Un vélo vraiment top ! Equipé en Sram red et avec des roues Vision Metron, il est vraiment performant.

Vélo Cannondale utilisé lors de Paris-Roubaix Esoirs Photo : Maël Guégan
- Comment se font les choix de matériel au sein de votre team ?
Nous avons le choix des roues sur les courses, avec plusieurs profils différents. Nous avons également des vélos de contre-la-montre Cannondale sur lesquels nous pouvons choisir nos différents braquets, guidons etc. Niveau matériel, nous ne sommes vraiment pas à plaindre ! Ces vélos sont à notre disposition et nous permettent de performer au mieux. De plus, nous avons tous un vélo de rechange identique à notre vélo de course, c’est vraiment important en cas de problème mécanique.
- Pour conclure ce troisième épisode, évoquons un tout autre sujet. Il parait que tu as une autre passion depuis que tu es tout petit ! Tu nous en dis plus ?
Oui, je suis passionné d’aviation depuis de nombreuses années maintenant ! J’ai déjà effectué quelques heures de vol et de simulateur. J’ai également fait un peu de voltige. J’adore ! J’aimerais devenir pilote. C’est vraiment ce que je veux faire si jamais l’option vélo venait à s’arrêter. Mais pour l’instant, je sais que pour performer il ne faut pas s’éparpiller. Je suis déjà bien pris avec la fac.
Je penserai à tout ça et à une possible reconversion (déjà bien préparée) plus tard. De plus, pour espérer rentrer à l’école de l’air à l’armée, ou encore pour passer des concours d’écoles de compagnies aériennes, il me faut au minimum une licence en sciences ! Encore une année pour l’obtenir.
Merci à Maël Guégan pour ce nouveau mets. On te souhaite à ton équipe et toi un bon début d’été. Rendez-vous au prochain épisode !




