Après avoir présenté les coureurs qui font leur premier Tour de France, voici un plat totalement dépaysant. Au menu : le cyclisme au Guatemala. L’Amérique Latine est une terre de cyclisme de laquelle sont extraits de plus en plus de coureurs. Parmi eux : Rigoberto Uran, Andrey Amador ou Nairo Quintana. Pourtant, ces champions s’entraînent parfois dans de drôles de conditions.

Pourtant, avec peu de médiatisation et un accent mis sur d’autres disciplines sportives, le cyclisme occupe tout de même une petite part importante dans le sport du pays, notamment avec l’organisation du Tour du Guatemala depuis 1957, ou de nombreux coureurs locaux se sont illustrés.
Le Tour du Guatemala est classé UCI America Tour depuis 2002. Les quatre derniers vainqueurs sont colombiens, et le premier fût un coureur local : Jorge Surque. Plusieurs cyclistes sud-africains ont également remporté cette course. Excepté en 2005 et en 2011 où l’épreuve a été annulée suite à un ouragan, la course a lieu tous les ans et suscite un bel engouement pour les coureurs sud-américains. Une version féminine existe également. Mariela Rodas, ou encore Cyntia Lee Lopes, l’actuelle championne nationale du contre-la-montre l’ont remporté.
Le petit pays latin a lui aussi forgé quelques bons coureurs locaux. Parmi eux, Manuel Oseas Rodas Ochoa. Né le 5 Juillet 1984 à La Esperanza, (province de Quetzaltenango) il a commencé le cyclisme en 2000 à l’âge de 16 ans. C’est en voyant son oncle Omar Ochoa courir qu’il a voulu pratiquer le même sport. Il devient alors l’une des meilleures cartes pour représenter le cyclisme et son pays.
Aussi à l’aise sur la route comme sur la piste, il a été plusieurs fois champion national sur route et en contre-la-montre. Il a aussi cumulé des médailles (dont certaines en or) notamment sur le championnat d’Amérique centrale, ou encore lors du championnat Panaméricain. Pour lui, les Jeux Olympiques sont l’occasion de se livrer une belle bataille avec les meilleurs coureurs du monde. Mais il est compliqué de faire de son sport un métier à cause des horaires d’entraînements lourdes et contraignantes, des voyages bien que constructifs qui l’empêchent de voir sa famille pendant de nombreux mois. Le coureur est parfois triste de partir, surtout depuis la naissance de son premier enfant.
Cette saison, Manuel Rodas a de nouveau remporté deux nouveaux titres de champion national, sur route et en contre-la-montre.

Pratiquer le cyclisme au Guatemala coûte cher et n’est pas bien payé. Les coureurs ne sont pas aidés par le facteur économique au point que même le meilleur d’entre eux a plusieurs fois penser à jeter l’éponge. Malgré tout cela, la passion est telle que de plus en plus de champions sont issus de ces pays latins. Il se font doucement une place plus grande et ce avec une dominance de coureurs Guatémaltèques dans leur Tour national des moins de 25 ans.
Comme tous les ans, un résumé des étapes du Tour de France est diffusé chaque jour sur les chaînes locales, ce qui prouve que malgré tout, le Guatemala aime le cyclisme.
Nous leur souhaitons une meilleure reconnaissance et bien plus d’aménagements afin que les coureurs locaux puissent rouler en paix avec leur vélo.




